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Accompagner un proche atteint de maladie chronique : le guide 2026

En France, 15 millions de personnes vivent avec une maladie chronique. Diabète, insuffisance cardiaque, BPCO, maladies auto-immunes : chaque pathologie impose un rythme de soins spécifique. Voici comment tenir votre rôle d'aidant au quotidien sans vous épuiser.

Par Mis à jour le 15 mai 2026Lecture : 11 minutesSources officielles vérifiées

15 M

Personnes avec une maladie chronique en France

3,5 M

Diabétiques

1,5 M

Souffrant d'insuffisance cardiaque

20 %

De la population française concernée

Comprendre la maladie chronique

Une maladie chronique est une affection évolutive qui dure plus de 3 mois, ne se guérit pas complètement et nécessite un suivi médical au long cours. En France, 15 millions de personnes sont concernées, soit près de 20 % de la population. Avec le vieillissement et les progrès médicaux qui transforment de nombreuses pathologies aiguës en pathologies chroniques, ce nombre augmente chaque année.

Les principales maladies chroniques en France :

  • Diabète : 3,5 millions de personnes (type 2 majoritairement).
  • Maladies cardio-vasculaires : insuffisance cardiaque (1,5 million), hypertension, post-infarctus.
  • BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) : 3,5 millions, souvent sous-diagnostiquée.
  • Maladies rénales chroniques : 3 millions de personnes, dont 90 000 sous dialyse ou greffées.
  • Maladies auto-immunes : polyarthrite rhumatoïde, lupus, sclérose en plaques, maladie de Crohn.
  • Cancers en phase chronique avec traitements au long cours.

Le rôle de l'aidant au quotidien

Sécuriser le traitement et l'observance

L'observance médicamenteuse est le défi numéro un. Selon la HAS, près de 50 % des malades chroniques ne prennent pas correctement leur traitement après 12 mois. Conséquences : aggravation, hospitalisations évitables, complications.

  • Mettre en place un pilulier numérique avec rappels horaires et alertes en cas d'oubli.
  • Tenir à jour la liste exhaustive des médicaments (nom, dose, fréquence, indication).
  • Vérifier les renouvellements d'ordonnance avant les ruptures de stock.
  • Surveiller les effets secondaires et les signaler au médecin.

Aide à la surveillance des paramètres

Selon la pathologie, des mesures régulières doivent être prises : glycémie, tension, poids, saturation en oxygène, peak flow. Notez les valeurs dans un carnet partagé pour que l'équipe soignante les consulte rapidement.

Accompagnement aux consultations

  • Préparer la liste des questions avant chaque rendez-vous.
  • Prendre des notes pendant la consultation (le malade peut être stressé ou fatigué).
  • Demander un compte-rendu écrit à conserver dans le dossier.

Adaptations du domicile et de l'alimentation

Régime alimentaire spécifique (diabète, insuffisance rénale, hypertension), aménagement du logement (sécurité chute, accès facilité), équipements médicaux (oxygène, fauteuil, lit médicalisé). Ces adaptations changent profondément le quotidien.

Coordination et suivi médical

Le Dossier Médical Partagé (DMP)

Disponible dans Mon Espace Santé, le DMP centralise les ordonnances, comptes-rendus d'hospitalisation, examens biologiques et imageries. Votre proche peut vous donner un accès en lecture, ce qui vous permet de suivre l'historique et de le partager avec un nouveau soignant en quelques clics.

L'éducation thérapeutique du patient (ETP)

Programmes structurés proposés par les hôpitaux et les réseaux de santé, l'ETP forme le patient ET son aidant aux bons gestes : reconnaître une crise, ajuster un traitement, gérer le quotidien. Pris en charge par l'Assurance Maladie. Demandez une orientation au médecin traitant.

Les contacts prioritaires à connaître

  • Médecin traitant : pivot de la coordination, à appeler en premier.
  • Infirmier libéral ou SSIAD pour les soins à domicile.
  • Pharmacien référent : conseil sur les interactions, préparation des piluliers.
  • Spécialistes : diabétologue, cardiologue, néphrologue selon la pathologie.
  • Numéro d'urgence du service hospitalier qui suit votre proche (souvent un cadre infirmier joignable en journée).

Le Plan Personnalisé de Santé (PPS)

Pour les situations complexes (multi-pathologies, perte d'autonomie), un PPS coordonne l'intervention de tous les acteurs autour du patient. Il est rédigé par le médecin traitant ou le réseau de santé. Demandez-le si la coordination devient difficile.

Gérer les crises et les urgences

Chaque maladie chronique a ses signes d'alerte. Les apprendre par cœur est crucial pour intervenir vite et bien.

Quelques exemples de signes d'alerte

  • Diabète : malaise hypoglycémique (sueur, tremblements, confusion), hyperglycémie sévère.
  • Insuffisance cardiaque : essoufflement brutal au repos, prise de poids rapide (rétention d'eau), gonflement des chevilles.
  • BPCO : exacerbation (toux, expectorations colorées, dyspnée majorée).
  • Maladies auto-immunes : poussée inflammatoire, douleurs articulaires aiguës.
  • Insuffisance rénale : prise de poids inexpliquée, baisse de la diurèse.

En cas d'hospitalisation non programmée

  1. Garder le dossier d'urgence à portée (pièce d'identité, carte vitale, liste des traitements, contacts).
  2. Prévenir le médecin traitant pour qu'il puisse échanger avec l'équipe hospitalière.
  3. Tenir un cahier de liaison entre l'hôpital et le domicile pour ne rien perdre lors des transitions.

Prendre soin de soi en tant qu'aidant

Accompagner un proche atteint de maladie chronique, c'est un marathon, pas un sprint. Sans horizon de guérison, l'aidant principal est exposé à un risque d'épuisement spécifique : la fatigue de compassion, le sentiment d'invisibilité, l'isolement social.

Reconnaître les signes d'épuisement

  • Fatigue chronique non récupérée par le sommeil.
  • Irritabilité, sentiment d'injustice.
  • Renoncement à ses propres soins, ses loisirs.
  • Anxiété, troubles du sommeil, douleurs psychosomatiques.

Mobiliser les aides existantes

  • AJPA et congé proche aidant pour s'absenter du travail.
  • APA (60 ans et plus) ou PCH (moins de 60 ans) pour financer une aide à domicile.
  • Plateformes de répit départementales pour souffler quelques jours.
  • Groupes de parole et cafés des aidants (Association Française des Aidants).
  • Soutien psychologique : 8 séances par an remboursées via Mon Soutien Psy.

Pour le panorama complet des aides financières et humaines mobilisables : .

Questions fréquentes

Quelles sont les maladies chroniques les plus fréquentes en France ?+

Le diabète (3,5 millions de personnes), les maladies cardio-vasculaires dont l'insuffisance cardiaque (1,5 million), la BPCO (3,5 millions souvent non diagnostiquées), les maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus, et les maladies rénales chroniques (3 millions). Chacune impose un suivi spécifique et des adaptations quotidiennes pour l'aidant.

Comment aider mon proche à observer correctement son traitement ?+

Plusieurs outils existent : pilulier numérique connecté (comme Famirelay) pour sécuriser la prise des médicaments, applications de rappel, carnets de suivi. L'éducation thérapeutique du patient (ETP) proposée dans les réseaux de santé forme aussi bien le patient que l'aidant aux bons gestes. Demandez une séance ETP au médecin traitant de votre proche.

Puis-je accéder au dossier médical de mon proche ?+

Avec l'accord de votre proche, vous pouvez être désigné personne de confiance : vous êtes alors informé et consulté si votre proche ne peut plus s'exprimer. L'accès au Dossier Médical Partagé (DMP) reste réservé au patient, mais il peut vous y donner accès via Mon Espace Santé. Un carnet de liaison partagé facilite la coordination au quotidien.

Quelles aides financières pour les aidants de malades chroniques ?+

L'Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA) compense la perte de revenus pendant le congé proche aidant (66 jours indemnisés sur la carrière à 64,54 €/jour en 2026). L'APA (personnes âgées de 60 ans ou plus en perte d'autonomie) ou la PCH (moins de 60 ans en situation de handicap) peuvent financer une aide à domicile. Certaines mutuelles et caisses de retraite proposent des aides spécifiques. Contactez votre CARSAT ou la plateforme aidants.fr pour un bilan personnalisé.

Quand faut-il envisager une hospitalisation à domicile ou un EHPAD ?+

Lorsque les soins dépassent les capacités de l'aidant à domicile (complications fréquentes, perte d'autonomie sévère), une HAD (hospitalisation à domicile), une structure SSR ou un EHPAD spécialisé peut être envisagé. Le médecin traitant coordonne ces transitions. Anticiper avec l'équipe soignante permet d'éviter les placements en urgence.

Sources et références

Toutes les données chiffrées de cet article sont issues de publications officielles ou d'études vérifiables.

  1. Les maladies chroniques en France - Assurance Maladie (Ameli).
  2. Éducation thérapeutique du patient (ETP) - Haute Autorité de Santé (HAS).
  3. Droits des patients atteints de maladie chronique - France Assos Santé.
  4. Mon Espace Santé : Dossier Médical Partagé - Mon Espace Santé.
  5. Congé de proche aidant - Service-public.fr.
  6. Plateforme nationale des aidants - Aidants.fr (Association Française des Aidants).
  7. Fédération Française des Diabétiques - FFD.

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